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Page 1 de 2 Depuis plus de cinq ans déjà , Balzac s'essaie à la littérature quand il doit tirer la leçon de ses échecs : "Le public m'ayant brutalement prouvé ma médiocrité […] j'ai oublié l'homme de lettres, il a fait place à l'homme de lettres de plomb." A défaut d'écrire des livres, il en fabriquera.
ÉditeurEn 1825, Balzac, soutenu par Laure de Berny, se lance dans l'édition en s'associant avec un éditeur littéraire, Urbain Canel. Leur idée : une collection de volumes compacts contenant chacun les œuvres complètes d'un auteur classique. La concurrence étant forte, malgré les vignettes de Devéria, ni les œuvres de Molière ni celles de La Fontaine, qui paraissent en 1825-1826, ne trouvent leur public. Les associés se séparent. Balzac reste avec une dette de 15 000 F. <!--[endif]--> Imprimeur  Certificat de capacité délivré à Balzac le 11 avril 1826, AN, F18 1729, f. 13. Dès mars 1826, Balzac achète, toujours aidé par Mme de Berny, une imprimerie au 17, rue des Marais-Saint-Germain (actuelle rue Visconti). Les immeubles des 17 et 19 rue Visconti (vus depuis la rue de Seine) et plaque commémorative. Chambre habitée par Balzac au 17 rue Visconti, aquarelle de Fr. Léon, vers 1900, Musée Carnavalet, Paris. Il est associé avec le typographe André Barbier. Facture sur papier à en-tête de l'imprimerie Balzac et Barbier, 27 avril 1827, coll.Thierry Baudin.
La conjoncture est difficile et, à l'été 1827, l'écrivain doit déjà céder une partie du capital de l'entreprise à un financier. Fondeur de caractèresEntretemps, en juillet 1827, Balzac, en association avec Barbier et le fondeur Laurent, rachète le matériel d'une fonderie de caractères spécialisée dans les lettres de fantaisie et les ornements typographiques, alors très à la mode. Les difficultés financières s'accumulent : en avril 1828, Balzac doit se retirer, abandonnant la société de fonderie à Laurent et au fils de Mme de Berny, Alexandre, qui la feront prospérer. En août, c'est l'imprimerie et son brevet d'imprimeur qu'il cède à Barbier. Réédition des spécimens de caractères de la fonderie Laurent et De Berny. Entre 1826 et 1830, les faillites dans le monde du livre se sont multipliées. Balzac bouillonne d'idées pour remédier au marasme de la librairie mais le contexte est trop critique pour pardonner une gestion sans rigueur. L'écrivain a désormais 100 000 F de dettes. Des illusions perdues ? Revenu à l'écriture, Balzac essuie encore quelques échecs avant de connaître enfin le succès avec La Peau de Chagrin (1831). De ses trois années passées dans le monde de l'imprimerie, Balzac garde une expérience qui le rend très attentif désormais à la fabrication de ses propres ouvrages, au grand désespoir, parfois, de ses éditeurs. Elle lui inspire aussi le beau personnage de David Séchard, l'imprimeur inventif et travailleur, mais malheureux en affaires, des Illusions perdues (1837-1843). En savoir plus
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