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Le monde de l'imprimerie se compose d'individus venus des horizons les plus divers. Les nombreux métiers que l'on y trouve sont ici brièvement présentés, afin d'aider ceux qui souhaitent s'orienter vers les arts graphiques à trouver la voie qui leur convient leur mieux. Aussi souvent que possible, nous accompagnons la description technique de ces métiers avec des témoignages de salariés ou d'anciens salariés de l'imprimerie française.

Chef de fabrication des industries graphiques

Descriptif

Le ou la chef de fabrication des industries graphiques joue un rôle de coordination. Il ou elle fait le lien entre les clients, le service commercial et l'atelier. Sa priorité : concilier les impératifs de coût, de délai et de qualité. Pour chaque produit, il lui faut donc analyser la commande, proposer un devis, répartir le travail et suivre la fabrication. C'est un poste d'encadrement qui associe compétences techniques et doigté. Il fait appel à une qualification pointue, très recherchée par les employeurs.

Ses activités

Véritable homme ou femme-orchestre, le ou la chef de fabrication supervise la réalisation des imprimés d'un bout à l'autre de la chaîne. À l'écoute du client, il ou elle joue les intermédiaires entre les commerciaux et les techniciens de l'atelier. Un travail d'interface qui intervient particulièrement entre le prépresse et l'impression.

Tout commence par l'analyse de la demande du client et le montage du dossier de fabrication. Pour établir le devis, le chef de fabrication doit évaluer le coût des différentes étapes de la fabrication afin de dégager un coût global de production, choisir des matières premières d'une qualité adaptée au produit final, estimer au plus près les quantités à mettre en œuvre, déterminer quels moyens techniques seront utilisés et établir la durée de chaque phase de production en fonction des délais à tenir. En cas de nécessité, il peut également prévoir de recourir à un ou plusieurs sous-traitants.

La seconde étape consiste à répartir le travail et à suivre la production. C'est l'occasion de coordonner les actions des ateliers en fonction des différentes opérations à réaliser pour chaque commande. Par la suite, le chef de fabrication doit s'assurer régulièrement que tout se déroule correctement et dans les temps impartis. Enfin, c'est lui qui vérifie la conformité du produit imprimé au dossier de fabrication et à la maquette. Si le client réclame certaines modifications, il en renégocie le coût avec lui.

Tout est dans l'art et la manière de jongler avec les plannings et de conseiller les clients. Objectif : trouver la solution technique la plus adaptée, au meilleur coût.

Diplôme requis

BTS Communication et industries graphiques option A étude et réalisation de produits graphiques oui option B étude et réalisation de produits imprimés.

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Conducteur(trice) de machines à imprimer

Descriptif

Les machines utilisées pour imprimer cartes, magazines et livres, appelées presses, sont pour la plupart des rotatives offset. Le rôle des conducteurs et conductrices de machines est de veiller à leur bon fonctionnement. Ils règlent et entretiennent la mécanique, assurent l'approvisionnement en papier et en encre et effectuent les contrôles qualité. L'informatique a bouleversé leurs activités, créant un besoin fort en personnel qualifié.

Ses activités

L'impression se situe au coeur de la chaîne graphique, entre la mise en forme des documents et les opérations de finition. De son bon déroulement dépend l'édition des livres, journaux, affiches, autocollants...

De formats variés, les machines à imprimer sont plus ou moins automatisées. Les plus performantes peuvent imprimer jusqu'à six couleurs simultanément. On distingue les machines à feuilles des rotatives , plutôt utilisées pour les grands tirages. Il existe également divers procédés d'impression (offset, héliogravure, typographie, sérigraphie...). Mais, les trois quarts du temps, les conducteurs et conductrices de machines à imprimer pilotent des rotatives offset. Le principe : encrer et presser des plaques (offset) contre des cylindres de caoutchouc qui impriment le papier. Il faut d'abord fixer les plaques sur le cylindre (c'est le calage). Suit la phase de réglage concernant le papier : marges, pression, alimentation, mise en place et réception. Puis vient la préparation des encres et des couleurs. Après avoir effectué tous les mélanges permettant d'obtenir la teinte voulue, les professionnels mettent au point les systèmes d'encrage et de mouillage.

Quelle que soit la technique employée, ce qui compte, c'est la qualité du tirage. D'où l'importance des essais avant le lancement de l'impression. Les conducteurs ont constamment l'œil sur la pression et l'encrage. Ils repèrent les défauts éventuels d'impression et y remédient par de nouveaux réglages et/ou dosages.


Les appareils de mesure modernes assurent un contrôle plus rapide et plus précis. Et les nouvelles presses, avec pupitre de commande et système de mémorisation des données, ont profondément modifié le métier.

Diplôme requis

Le bac pro et le BTS conduisent à ce métier ; le BEP constitue de plus en plus un diplôme de poursuite d'études vers le bac pro. Ces diplômes peuvent se préparer par la voie de l'apprentissage.

  • BEP Métiers de la communication et des industries graphiques. Il se prépare en deux ans après la classe de 3e .
  • bac pro Production imprimée. Il se prépare en deux ans. Il est ouvert, en priorité, aux titulaires du BEP Métiers de la communication et des industries graphiques , puis aux titulaires d'un autre BEP ou d'un CAP , enfin aux lycéens issus de la classe de 1re . Les titulaires d'un titre homologué classé au niveau V sont également admis. Le bac pro permet d'accéder à des emplois de conducteur utilisant des machines complexes.
  • BTS Communication et industries graphiques option B étude et réalisation de produits imprimés. Il se prépare en deux ans après un bacSTI ou un bac S et, éventuellement, après le bac pro Production imprimée . Il permet d'acquérir des connaissances sur l'intégralité de la chaîne graphique et de gérer des équipes.

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Façonnier(ière) des industries graphiques

Descriptif

Les feuilles imprimées sont pliées, coupées, assemblées, mises sous couverture... Ces transformations apportent aux livres, dépliants, emballages et autres imprimés leur valeur ajoutée. Elles sont effectuées sur des machines spécialisées (plieuse, massicot, encarteuse-piqueuse, couseuse, relieuse...) par les façonniers, dont le savoir-faire technique et la minutie sont très recherchés par les entreprises.

Ses activités

La finition du produit imprimé se situe en fin de chaîne graphique. C'est là qu'interviennent les façonniers et les façonnières. S'il existe encore quelques relieurs main, la plupart d'entre eux sont avant tout des conducteurs et des conductrices de machines de finition. Leur mission : assurer les réglages et le contrôle qualité.

À chaque machine, sa fonction. La plieuse transforme les feuilles de papier en cahiers, que le massicot découpe à un format précis. Les procédés varient d'un imprimé à l'autre : l'encarteuse-piqueuse, la couseuse et la relieuse assemblent les cahiers par agrafage, couture ou collage.

Les façonniers - à l'exception des massicotiers dont l'activité est très spécifique - pilotent toutes les machines. Ils procèdent aux réglages à partir du dossier fourni par le client (transformation à réaliser, machine à utiliser...). Avec l'automatisation, le métier a évolué, et la mise au point manuelle cède de plus en plus la place aux commandes numériques.

Désormais, les professionnels calculent les données à enregistrer à partir de paramètres tels que les types de papier, de carton ou de colle utilisés. Après avoir approvisionné la machine en feuilles, ils contrôlent les produits en cours de fabrication grâce à des appareils de mesure sophistiqués. Si nécessaire, ils rectifient les réglages. En cas de panne, ils réparent ou font réparer le matériel, qu'ils nettoient et entretiennent quotidiennement. Objectif : obtenir un produit fini de qualité.

Diplôme requis

Il existe plusieurs diplômes de niveau ouvrier qualifié :

  • BEP Métiers de la communication et des industries graphiques. Les titulaires du BEP peuvent poursuivre en MC finition-façonnage de produits imprimés qui forme des professionnels polyvalents sur des machines de finition de plus en plus complexes.
  • bac pro Production imprimée de plus en plus recherché
Pour ce qui concerne les métiers d'art, qui n'ont rien d'industriel (techniques de conception à la main, méthodes traditionnelles, production en petites quantités), on peut citer le CAP arts de la reliure, le BMA art de la reliure et de la dorure et le DMA arts graphiques reliure, accessible sur concours.

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Graphiste

Descriptif

Trouver l'idée originale, l'image qui marquera, tel est le rôle du graphiste. Quel que soit le support (affiche, site web...), il traduit un message et crée une identité visuelle par un travail sur la forme, la couleur et la typographie (caractères utilisés pour écrire). C'est un milieu difficile d'accès, où se conjuguent art et technique. Si l'ordinateur est devenu un outil incontournable, une sensibilité à l'air du temps, pour comprendre ce qui peut plaire, est essentielle. Et savoir l'exprimer demande un vrai talent.

Ses activités

Le graphiste commence par analyser la demande du client. Une fois l'idée dégagée, il doit l'exprimer par une image. Au-delà de l'aspect esthétique, elle doit transmettre, de façon pertinente, le message formulé par le client. S'ensuit la création de la charte graphique : choix du papier, des couleurs, des mots... L'image élaborée peut ensuite se décliner sur des supports variés : affiches, couvertures de livre...

Ce professionnel de l'image intervient aux différentes étapes de la réalisation : conception et création, exécution et impression. Dans une agence de publicité importante, par exemple, l'accent est mis sur l'élaboration du concept. Cette phase se déroule sous la houlette d'un directeur artistique et en collaboration avec un rédacteur.

Dans une petite structure, il ne suffit pas de trouver une idée. Le graphiste participe au montage de la page à l'écran, à la photogravure, à la numérisation, mais aussi à l'incorporation des textes et des images, à la sélection des couleurs... Il contrôle et valide les opérations de flashage, la réalisation des films et des épreuves. Enfin, il assure le suivi de l'impression.

Diplôme requis

Les formations techniques et artistiques des graphistes se font principalement par le biais de BTS et de diplômes d'écoles d'art. Du côté des écoles, on distingue les diplômes des écoles nationales, régionales et municipales des beaux-arts (DNAT et DNSEP) de ceux des écoles nationales supérieures d'art (DSAA) et des écoles d'art reconnues (par exemple l'ENSAD, Estienne, les Gobelins...). L'université propose aussi quelques formations professionnalisées.
Niveau bac + 2

  • BTS expression visuelle, option espaces de communication ; communication visuelle, options graphisme édition publicité ; multimédia ;
Niveau bac + 3
  • Diplôme national d'art et technique (DNAT) option design graphique
  • Licences pro arts, sciences humaines et sociales, activités culturelles et artistiques, spécialité communication visuelle
Niveau bac + 4
  • Diplôme supérieur d'arts appliqués (DSAA) art et technique de la communication, option création typographique ; créateur concepteur, option communication visuelle ;
Niveau bac + 5
  • Diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP), option communication ;
  • Master pro sciences et technologies, mention ingénierie emballage (packaging), spécialité design et graphisme emballage.

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Opérateur(trice) prépresse

Descriptif

Naguère, on les appelait photograveurs, composeurs ou monteurs. Aujourd'hui, ils sont opérateurs prépresse ou opérateurs PAO. Face aux évolutions technologiques, les métiers de la presse et du livre ont dû s'adapter, fusionnant des fonctions, jusque-là réparties entre plusieurs professionnels, en un seul métier. Polyvalent, l'opérateur assure donc l'ensemble des opérations de mise en page avant l'impression. Il assemble des textes et des images au moyen de logiciels qui traitent, gèrent, importent, transmettent et stockent des données. Un métier attrayant, mais où les places sont chères.

Ses activités

Frappés par la révolution technologique, les métiers de la presse et du livre ont dû s'adapter, et fusionner plusieurs métiers en un. Le traitement des textes est désormais réalisé en même temps que celui des images. Ainsi, l'opérateur prépresse réunit les compétences du compositeur et de l'opérateur scanner, qui traitaient respectivement les textes et les images, et celles du monteur-incorporateur qui assemblait les deux. La préparation de la forme imprimante (composition, photogravure, montage) constitue désormais un tout et se fait sur une même chaîne intégrée.

La publication assistée par ordinateur (PAO) permet de travailler à la fois sur les textes et sur les illustrations (saisie, mise en page, application des couleurs, etc.), en suivant les indications fournies par le maquettiste, ce qui n'exclut ni la correction orthographique ni l'enrichissement typographique des données transmises par le client. Vient ensuite la phase de flashage , qui produit des films. Ces derniers sont généralement imposés selon l'ordre des pages à imprimer, puis copiés sur la forme imprimante en vue de l'impression. Cependant, grâce à de nouveaux systèmes de numérisation, les films peuvent être imposés directement sur des flasheuses grande laize (CTF, ou computer to film ), à moins que les fichiers ne soient transmis à un dispositif qui impressionne directement les plaques (CTP, ou computer to plate ), ce qui fait dire à nombre de professionnels que, d'ici à quelques années, le flashage n'existera plus. Le chemin qui mène de l'ordinateur à l'impression se fait de plus en plus court...

Diplôme requis

Dans le domaine de la préparation de la forme imprimante, il existe un BEP et deux bacs pros. Ces derniers, très recherchés, permettent éventuellement d'accéder au BTS Communication et industries graphiques option A : étude et réalisation de produits graphiques (ex-BTS industries graphiques, communication graphique), plus généraliste.

  • BEP Métiers de la communication et des industries graphiques (ex-BEP industries graphiques), en deux ans après la troisième. Il constitue surtout une étape vers le bac pro.

  • bac pro Production graphique (ex-industries graphiques, préparation de la forme imprimante) et bac pro Production imprimée (ex-industries graphiques, impression), en deux ans après le BEP. Avec quelques années d'expérience, les titulaires d'un de ces deux diplômes deviennent des professionnels hautement qualifiés, utilisant des ensembles complexes de préparation de la forme imprimante.

  • BTS Communication et industries graphiques option A : étude et réalisation de produits graphiques . Il se prépare en deux ans après un bacSTIS spécialité technologie industrielle, éventuellement après un bac pro production graphique ou production imprimée, voire après un autre bac suivi d'une remise à niveau en industries graphiques. Il forme des techniciens capables de gérer des équipes et disposant de connaissances sur l'intégralité de la chaîne graphique. ou

Tous ces diplômes peuvent se préparer par la voie de l'apprentissage.

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